Facture électronique : quel niveau vous faut-il ?
Objectif : ne pas sur‑équiper une TPE, mais ne pas sous‑préparer un cas B2G / donneur d’ordre. En 2 minutes, vous savez si vous êtes plutôt en setup minimal, standard ou avancé.
Diagnostic (2 minutes)
Cochez mentalement : si vous répondez “oui” à au moins une question du bloc B ou C, vous sortez du cas minimal.
A) Cas “simple” (souvent TPE)
- Je fais surtout du B2B « classique » (entreprises privées).
- Peu de factures pro par mois (ex : 5–30).
- On veut surtout éviter la ressaisie et les erreurs.
- Je peux continuer avec un PDF conforme (dans un premier temps).
B) B2G / plateforme obligatoire
- Je facture une mairie/école/hôpital (B2G).
- On me demande un dépôt via une plateforme (ex : Chorus Pro selon cas).
- Le client refuse les factures si les données obligatoires sont incomplètes.
C) Donneur d’ordre / exigences fortes
- Un grand compte impose un format (Factur‑X, UBL, CII…).
- Je dois produire une facture structurée, pas juste un PDF.
- Je veux automatiser l’envoi/suivi (API / connecteur).
- Plusieurs personnes facturent (multi‑utilisateurs).
3 niveaux (par besoin, pas par “taille”)
Niveau 1 – Setup minimal (TPE)
Pour une entreprise type boulangerie (3 salariés) qui facture un peu de B2B : on garde la caisse au comptoir, et on met un “bureau de facturation pro”.
- 1 utilisateur suffit souvent (dirigeant / administratif).
- Modules Dolibarr : Tiers/Clients, Factures, (Devis si utile), Produits/Services.
- PDF facture : modèle propre + mentions + numérotation.
- Routine : 10–20 minutes/semaine (selon volume).
Niveau 2 – Standard (PME)
Quand plusieurs personnes touchent au cycle devis→facture, ou quand les clients attendent des données plus strictes.
- Rôles & droits (qui crée/valide/envoie).
- Contrôles qualité des données (TVA, adresses, conditions).
- Tests sur vos cas réels (acomptes, avoirs, factures périodiques).
- Préparation “facture structurée” si elle est requise.
Niveau 3 – Avancé (exigences fortes)
Quand il y a une plateforme obligatoire, un donneur d’ordre, ou de l’automatisation d’échange.
- Facture structurée (ex : Factur‑X) + recette complète.
- Gestion des exceptions (rejets, corrections, avoirs).
- Connecteur/API si nécessaire (sur devis).
- Documentation et transfert d’exploitation.
Focus : boulangerie (3 salariés) – “je veux le strict minimum”
Le point clé : la facture électronique demande surtout des données propres. On peut rester très simple tant que vos clients ne vous imposent pas une plateforme/format.
Ce qu’on ne change pas
- Votre caisse reste la caisse (tickets/Z).
- On ne touche pas au B2C comptoir.
- Pas d’intégration caisse↔ERP si ce n’est pas utile.
Ce qu’on met en place
- Clients pros complets (SIRET, adresse, email).
- TVA et conditions de paiement réglées.
- Modèle PDF facture propre + tests sur 2 factures.
Quand ça devient “niveau 2/3”
- Collectivité (B2G) ou dépôt obligatoire.
- Client qui exige Factur‑X / UBL / CII.
- Rejets/retours réguliers (données incomplètes).